Entre-là – Il n’y a plus tant à penser l’être, qu’à vivre et penser l’entre – Tanaka Min à la Borde

« Le travail de la terre est, en un sens créatif, lié de très près à la danse.
Le fait que notre corps soit exposé à l’espace du dehors, au vent, à la lumière, à la chaleur est en soit un facteur créatif ».


Tanaka Min à la Borde


Tanaka Min est un des grands noms du Buto, la danse des ténèbres. Invité à danser à la clinique psychiatrique de La Borde par Félix Guattari, Tanaka y réalise une performance d’une rare intensité. Le spectacle se déroule à l’extèrieur devant l’entrée du chateau un jour de printemps. Tanaka Min danse sur une musique de Joseph Cantteloube (Bailèiro). La seconde partie se décompose en 2 parties, une discussion animée par Félix Guattari où les pensionnaires livrent leurs impressions sur le spectacle, et une deuxième performance « privée » chez Félix Guattari.

Il n’y a plus tant à penser l’être, qu’à vivre et penser l’entre © entre-là

Andreï Tarkovski

un beau frisson pour moi, même si mon anglais reste très imparfait, la journée sera belle

Pet Shop Boys

L’événement parisien de ce mois de juin
PET SHOP BOYS

Rarement l’image grand public d’un groupe n’aura été aussi trompeuse. Alors qu’ils ne sont pas loin de New Order dans le panthéon des formations de pop électroniques apparues à l’orée des années 1980, les Pet Shop Boys restent pour beaucoup un duo lisse qui a enchaîné les tubes sans consistance, et sans conséquences. Il faut dire que Neil Tennant et Chris Lowe auront bien contribué à brouiller les pistes avec leur perpétuel grand écart. Voilà un groupe capable de produire une musique à la fois festive et mélancolique, dansante et intimiste, superficielle et bouleversante. Le même qui est l’auteur du fragile « Being Boring » (1990) et du lourdaud « New York City Boy » (1999). Cette dualité, inhérente aux Pet Shop Boys, se niche d’ailleurs souvent à l’intérieur de leurs chansons. Derrière une mélodie à l’apparence naïve se cachent des paroles subtiles et décapantes, bien en prise avec la réalité. « Nous sommes les Smiths de la musique de danse » déclarait même Neil Tennant en 1987. La comparaison avec les Mancuniens, qui appelaient à « pendre le DJ », pourrait prêter à sourire. A y regarder de plus près, elle n’a toutefois rien de sacrilège. Smiths et Pet Shop Boys ont en commun des textes à l’ironie mordante, un regard acéré sur les années Thatcher, une mélancolie insidieuse et un penchant pour le mélodrame intime. Comme Morrissey avec Sandie Shaw, Neil Tennant s’est même permis le luxe de relancer la carrière de son idole de jeunesse en la personne de la divine Dusty Springfield.

concert exceptionnel et très « enlevé » à Paris dans la salle mythique du Grand Rex.

Fondation Cartier pour l’art contemporain

Interview de Hubert Reeves, astrophysicien, par Michel Cassé, astrophysicien et commissaire de l’exposition « Mathématiques, un dépaysement soudain ».